Expédition du 8 novembre 2025
Le Faux Gour
Le guide : Patrice,
Les ouailles : Luc, Martin, Théa, Benoît, Damien, Fabien
En l’an de grâce 2025, La coalition de Spéléo-Campus se donna rendez-vous à proximité de la grotte du Gour Fumant et du Faux Gour.
Toute la cohorte arriva au parking en avance avant les 9h indiqués après avoir profité durant le trajet des plaines du Vercors recouvertes d’un voluptueux brouillard face à un soleil encore timide. Une fois l’escouade entièrement équipée et s’être présentée aux nouveaux venus, direction vers l’entrée de la grotte avec une marche d’approche agréablement courte de moins de 10 minutes.
Arrivé aux entrées de la grotte, Patrice guidant l’escadron fait observer à son équipe pourquoi le première entrée se nome le Gour Fumant, en raison des fines volutes de fumées en émanant. Il indique que cette expédition se fera par l’entrée du Faux Gour, plus simple pour une reprise, sans fractionnement, a plus forte raison que la période s’y prête bien, l’entrée pouvant être impraticable plus tard en raison de la neige.
C’est ainsi que Patrice entreprit de commencer à équiper l’entrée de la grotte. Pendant ce temps, la faction profitait encore un instant du soleil montrant désormais toute sa douceur, avant de le rejoindre aux alentours de 9h40 dans les entrailles de la bête fumante, en passant par sa narine gauche.
Martin entreprit rapidement d’équiper la suite de la grotte, avec une brève pause pour retourner chercher son Basic, pas si basique pour cette activité. A peine parti, à peine revenu alors que la ligue continuait son périple.
Aux alentours de 12h, après la descente de quelques petits puis comme du P9, P15, P16, pour la plupart équipés en double, le clan profita d’avoir les pieds encore secs pour attaquer leur frugal repas et partager du chocolat et du café.
Pour la suite de la visite, les bottes étaient de rigueur, l’avancé se faisant dans un ruisseau cristallin entre deux parois sinueuses offrant un résultat magnifique. Après quelques obstacles, parfois passés avec l’aide d’une poignée coiffée, la meute arrive pour admirer ce qu’est le Dragon Chinois en prenant soin de ne pas tomber dans un trou au passage.
Ce dragon se présente comme une caverne assez large mais plutôt bas de plafond, attention au dos, cela étant il n’est pas nécessaire de ramper, une avancée accroupie se fait très bien. Tous peuvent observer de très nombreuses fistuleuses qui méritent le détour, dont l’une plutôt massive qui ne saurait tarder (à l’échelle géologique) à devenir une colonne, tant sa pointe est proche de son stalagmite. Le peloton, en prenant soin de ne pas passer n’importe où pour ne pas abîmer ces fistuleuses plus fluettes, arrive au fond du Dragon Chinois et prend le temps d’apprécier ce moment toutes lampes éteintes. Certains ont pu faire l’expérience de la main fantôme durant cette extinction des feux. Le concept étant que le noir semble encore plus noir en passant sa main devant les yeux à environ 20 centimètres du visage. Réalité ou propagande de Mir black machine ? A reproduire pour le savoir !
Finalement, une fois bien profité de ce moment hors du temps, qui ne saurait ainsi être déterminé en terme de durée, mais qui fût fort probablement unanimement très apprécié, il fallut bien se réapproprier la lumière pour entreprendre le chemin du retour ; malgré qu’il fût proposé de le tenter sans cette dernière.
A un Basic près tombé à la mer, mais habilement récupéré, la formation pût revenir sans soucis ni Jacquard. Fabien fermant la marche motivé à déséquiper l’ensemble des installations en compagnie de Martin le précédent. Une fois dehors, il n’y avait certes plus de soleil pour accueillir le dernier à sortir mais tout le collectif l’attendant patiemment, sourire aux lèvres, compensa amplement.
Il a été observé une ponctualité hors norme de Patrice qui a respecté son horaire de 17h à la perfection, l’ensemble de la coalition étant de retour au parking à 17h03 pour un TPST (temps passé sous Terre) d’environ 7h. C’est ainsi qu’après un rangement de l’équipement et retrouvé des vêtements secs chacun repris la route satisfait de cette sortie fort plaisante.
Ce que l’on retiendra : un Basic ça peut être capricieux !
[By Fabien]
