Le trou qui souffle (TQS)
Du samedi 28 mars 2026
Guide : JB
Equipe : Bruno, Benoît, Théa, Colin, Damien, Fabien
Invité spécial : Valentin
La spéléo n’a pas dit son dernier mot !
Suite à un but en raison de la fonte de neige importante puis une sortie reportée en raison des conditions climatiques particulièrement défavorables à l’exercice, nous avons enfin pu venir nous essouffler dans ce trou.
Pour ce faire, rendez-vous à 9h sur un parking en bord de route non loin de Méaudre. Pour ce qui est de la ponctualité, ne cherchez pas à défier Benoît, vous ne gagnerez pas ! JB nous présente Valentin, futur guide, qui sera aussi des nôtres. La marche d’approche étant assez courte on s’équipe tous sur place sous un soleil des plus agréable. Après une petite vérification qu’il ne nous manque rien on se met en chemin accompagné d’une escorte canine jusqu’à l’entrée.
Il faut cependant imaginer celle-ci bien plus enneigée que suggéré ci-dessus sans omettre les stalactites.
Colin entreprend l’équipement de départ et comprend pourquoi cette entrée s’appelle le trou qui souffle pendant que JB s’en inspire pour lui souffler quelques explications et conseils. On commence à pénétrer aux alentours de 10h. Pendant cette première descente on peut apercevoir une petite passerelle en métal sur le côté. Une fois en bas mieux vaut être bien stable car certaines zones sont particulièrement glissantes. On n’est pas obligé d’avancer en opposition contre les parois mais ça ne se joue à pas grand-chose l’eau ayant bien creusé la roche au centre. Rapidement on se laisse guider par une main courante laissée en fixe qui a la particularité de se terminer par une chaîne. Cette même chaîne sert de point d’amarrage à Colin pour équiper la suite de main courante pour arriver au premier puit à l’intérieur de la grotte, qui comprendra 2 fractionnements. Ceux-ci, le deuxième notamment, s’avèreront un peu plus longs et difficiles que prévu à mettre en place, le positionnement étant loin d’être évident. Parfois il est important de souffler un coup, et s’y remettre. Pendant ce temps JB a pu nous donner quelques précisions comme le fait que les petites bêtes à 8 pattes contre les parois ne sont pas des araignées mais des opilions. Ce qu’a confirmé Bruno qui le savait déjà.
Les 2 ressauts suivants seront équipés par Fabien dont un avec une petite déviation. On retrouve la même particularité de main courante fixe se terminant par une chaîne. Les méandres sont agréables à voir, et on a plaisir à suivre l’eau sans pour autant la subir, le niveau étant par chance moins important que prévu. Il faudra toutefois parfois veiller à bien positionner ses pieds sur les côtés pour ne pas avoir de mauvaise surprise en enfonçant le pied plus profondément que la hauteur de la botte. En outre, un passage implique de passer au dessus de l’eau en se tenant à une main courante. Se longer dedans n’est pas obligatoire mais vivement conseillé pour ne pas risquer de tomber entièrement dans l’eau ou se fatiguer en forçant inutilement.
Le dernier puit est un plein vide de 38 mètres équipé par JB. Il mène à une très belle cascade contre la paroi d’en face. Le puit est doublé par Valentin ou JB, pour anticiper le temps de remontée au retour.
On continue en suivant le court d’eau au sein d’une conduite forcée (passage plus grand qu’un boyaux sans pour autant se tenir debout et qui a une forme ronde).
On arrive à ce qui pourrait s’apparenter à une plage de sable, mais le siphon est encore quelques mètres plus bas. Pour y arriver on emprunte une corde laissée en fixe pour descendre environ 4 mètres. On continuera à progresser contre la paroi en veillant à ne pas se louper sur nos prises pour ne pas glisser et finir dans l’eau avant même d’arriver au siphon.
Retour à TQS plage pour le repas avant d’entreprendre la progression inverse.
Le 38 mètres direct a pu inviter certain à trouver leur second souffle. Il sera déséquipé par JB.
Ensuite Damien prendra la relève du déséquipement, suivi par Colin pour les ressauts. L’un d’eux peut se remonter en poignée chaussée mais avec le risque de se faire mouiller beaucoup plus par la cascade qui y passe également. Puis s’est Fabien qui s’occupera du retrait de l’équipement du dernier puit avant la sortie.
Arrivé à la dernière corde pour nous ramener à la surface, on ne l’emprunte pas de tout en bas jusqu’où on était descendu, mais de un peu plus haut en montant une échelle en métal menant à la plateforme précédemment mentionnée. Cela a permis de faire une chaîne pour se passer
tous les kits vers le haut ; avec JB sur la passerelle fermant la marche, Fabien au milieu de la corde, Colin à l’entrée et les autres à l’extérieur. Il n’y a alors plus qu’à dévisser les dernières plaquettes au dessus de la rambarde avant le retour aux voitures vers 19h.
Il fait encore jour, cela étant, le soleil n’est plus de la partie la neige le substituant. Après un rapide changement pour se remettre au sec, n’ayant pas été totalement épargné par les cascades (et la transpiration) nous pouvons tous rentrer se reposer avec la satisfaction de l’objectif atteint, et pourquoi pas, déguster un petit soufflé au chocolat en récompense.
[By Fabien]
